Et si nous étions le virus ?

J’me suis fait une réflexion l’autre jour : nous sommes persuadés d’être l’espèce la plus évoluée du globe, capable de grandes choses… mais ne serions-nous pas finalement ce putain de virus pour « notre » Terre ?

Prenons un peu de recul.

Que fait-on massivement : on vide de leurs substances les (sous-) sols, on encrasse l’air, on prélève/exploite sans restituer, on pisse dans de l’eau potable et on prolifère (pour ceux qui l’auraient loupé, cliquer ici). Bref, face à tant d’exploits et de génie, l’analogie est presque devenue évidente : on fout une belle merde tout comme nos chers virus.

Mais pourquoi je ne suis pas foutu d’arrêter de prendre la bagnole, de pisser dans de l’eau potable, de manger du plastique et de fumer de l’uranium ?

Un chercheur disait que nous pouvions difficilement être mobilisés pour faire face à cette destruction parce que notre cerveau n’est pas capable d’envisager le danger s’il n’est pas proche et /ou immédiat. EURÊKA ! J’ai mon excuse : je suis trop con pour stopper la destruction de ce qui nous fait vivre… Aller, j’vais passer la tondeuse, à demain hein !

(Ca sent la bonne transition là non ?)

Un exemple de belle destruction assumée, revendiquée, toute proche de nous : le jardin. Ce magnifique gazon vert fluo que nous devons arroser (gaspillage d’eau), tondre (pollution, perte de temps) et traiter (histoire de bien éradiquer les biotopes essentiels) pour finalement…. ? Faire joli ? Que cela corresponde d’avantage à nos névroses du tout carré/uniforme ?

Peut-être qu’il existe un moyen d’exploiter, non pardon, de bénéficier de ce bien précieux par la culture. Car s’occuper en conscience de sa terre c’est cultiver son humilité, cultiver son esprit, cultiver nos connaissances et bien sûr obtenir de la terre ce qu’elle à a nous offrir, généreusement, abondamment : notre nourriture.

Peu de gens ont les moyens de s’offrir des produits « bios » mais peuvent sans problème s’acheter une tondeuse autoportée à 3000 balles. Cette tune pourrait être investie dans des livres, des formations, des graines, des outils, non ? Alors, encore une fois j’vois les gros sabots venir « Ah oui mais il veut trouver le temps où ? Ah oui mais c’est dur de travailler la terre ». J’anticipe, mais plutôt que de regarder une merde d’émission (tiens une solution pour gagner du temps), tapez sur Google « Jardiner sans efforts ». Et puisque je suis ultra sympa et que je suis de bonne humeur, je vais donner une piste : permaculture.

Fin de l’exemple.

Finalement là où le virus est plus balèze que nous (sommes-nous définitivement l’espèce la plus évoluée ?) c’est que lui est capable de passer d’organisme en organisme pour ne pas crever ! Alors si tu préfères Hanouna à la culture, il ne nous reste donc plus qu’à coloniser Mars avant que le système immunitaire terrestre ne se réveille et la vaccine. Nous pourrons alors fièrement dire que nous sommes des parasites ! (Parasites / virus on ne va pas médicalement chipoter, ça fini bien mon texte… merde).

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