Les non-violents…

Ecraser ses ennemis, les voir mourir devant soi, et entendre les lamentations de leurs femmes. — Conan, en réponse à la question « qu’y a-t-il de mieux dans la vie »…

Je pense que ce que j’aime le plus au monde, c’est les militants non-violents.  Les pacifistes passifs-agressifs qui mettent les formes et les justifications pour démolir les autres moralement sur la base de leur bienpensance de merde.

La violence, en fait, ça existe.  Et ça existe en tout le monde.  De la contenir, c’est la meilleure manière de la rendre bien pourrie, bien toxique et bien casse-couilles !

Exemple ?

Quand j’étais à la fac, j’avais un pote.  On en a tous eu un comme ça : végétalien translucide, non-violent militant, pacifiste agressif, qui traite les mangeurs de viande de meurtriers et de sanguinaires, et qui fait semblant de gerber devant les pubs où on voit de la bidoche.  Le mec était bouddhiste à fond, prof de yoga, il faisait des retraites vipassana tous les ans, et nous pétait les gonades ad nauseam avec ses trucs de merde.  Il était tellement chiant avec sa non-violence que, perso, j’avais juste envie de le pousser à bout pour qu’il me casse le nez et que je puisse lui dire Tiens, tu vois, t’es humain !!!  Maintenant ferme ta gueule et lâche nous la grappe !!!  

La vérité c’est que ce genre de personnage est d’une violence énorme.

Une violence larvée, latente, symbolique, idéologique…  il diffuse son poison à petite dose mais en permanence, et il fait en sorte de rester toujours pile-poil sous le seuil de l’intolérable.  Toujours en-deçà de la ligne rouge qui justifierait un bon pétage de boulon, ou un cassage de gueule.  Du coup, on ne sait pas trop comment, ils restent en vie.  Longtemps.  Trop longtemps.

La mort, la souffrance, la violence, la guerre, c’est pas joli, c’est pas cool, c’est pas tout ça, mais putain au moins c’est pas prise de tête.  C’est simple.  Tu fais chier, on gueule une fois.  On t’explique.  Tu comprends, nickel.  Tu recommences ?  On t’explique différemment.

Simple, quoi.

Le fait est que nos sociétés, à force de normes, de règles et de procédés pédagogiques, a fini par étouffer toute forme de violence ouverte et simple.  Ou alors faut être prêt à remplir des tas de papiers, et à se faire emmerder par tout un tas de bienpensants bien placés.

Je ne dis pas que les tartes dans la mouille soient forcément un procédé éducatif efficace.  Mais elles ont l’avantage d’inculquer la peur dans les coeurs que le respect n’arrive pas à gagner.  Et parfois la peur est le petit socle de « oh merde » sur lequel peut venir se construire une ébauche de proto-respect qui se précisera par la suite si on arrive à expliquer les choses clairement et simplement.

Bref.  Je suis né 4500 ans trop tard.

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Auteur : Le vioc !

Un peu simple, un peu basique. Plutôt concret, comme garçon. Je préfère encore prendre un pain dans le museau que de remplir un formulaire CERFA. Vraiment.